Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay

SCROLL DOWN FOR ENGLISH VERSION !!!

Pages : 416

Langue originale/Original language :Anglais /English

Obtenu/got : Acheté en France/Bought in France

Lu en/ Read in: Anglais/ English

English Title : Sarah’s key

Couverture anglaise :

sarahs_key_image

Mon avis:

Beaucoup aimé. Histoire horrible et saisissante. Triste.

L’histoire en bref :

Julia Jarmond est journaliste à Paris. Elle est américaine et vit en France depuis 25 ans. Elle est mariée à Bertrand avec qui elle a une petite fille, Zoé de 11 ans.

L’anniversaire des 60 ans de la rafle du Vel d’Hiv approche et le journal où travaille Julia lui demande de s’occuper de l’article.

Ce qu’elle va découvrir lors de ses recherches va changer le reste de sa vie.

Un récit fictif qui retrace certaines des atrocités infligées aux Juifs et la responsabilité des Français (population et police) dans cette opération.

Parallèlement nous suivons l’histoire de Sarah, petite fille juive de 10 ans qui se fait arrêter avec sa famille en ce jour fatidique du 16 juillet 1942.

Mon appréciation :

Comment ne pas être touché par cette histoire. La responsabilité de la France dans tout ça me fait honte, car oui c’était il y a longtemps mais cela montre les pires facettes d’un être humain et combien finalement, nous n’avons pas tellement évolués lorsqu’on voit encore tout le racisme qu’il y a en France et même partout dans le monde. J’avais ressenti cette honte et injustice déjà dans ma lecture des enfants de la Liberté.

Je me suis sentie très proche de Julia car ses questions sont mes questions, nos questions, celle des générations de l’après guerre : comment les français ont pu fermer les yeux sur ce qui se passait? Comment on-t-il pu dénoncer ou se laisser faire? Cela me renvoi à des questions que j’ai moi même posé à ma tante qui avait 17 ans en 1942  qui me disait qu’un jour les filles juives de son école ne venaient pas en cours et on ne les revoyait pas. “Tu ne trouvais pas ça bizarre qu’elles ne viennent plus? Qu’on les force à porter une étoile jaune? Jamais vous n’avez entendu parler des camps?” Et sa réponse était très proche de ce qu’on peut lire des témoignages dans le livre “Non. On ne savait pas. On a su qu’après. Tu sais c’était la guerre”. Comme si ce mot expliquait tout. Et pourtant il est bien facile de juger comme je le fais après coup. C’est vrai, c’était la guerre. La propagande faisait rage, les gens ne savaient plus qui ou que croire et surtout, ils avaient peur. La guerre est une époque de survie. Personne ne connait ses limites physiques tant que morales lorsqu’il s’agit de survivre. Et pourtant, des gens savaient. Ceux qui ont dénoncé leurs voisins, les conducteurs de bus ou de train comme le dis Julia dans le récit. Savaient-ils? C’est leur cœur balançant entre l’incompréhension et la peine que le lecteur avance dans le récit.

C’est une histoire très poignante que je vous invite à lire si ce n’est pas déjà fait. Une histoire certes fictive mais base sur des faits recels et qui sait si ça n’aurait pas pu arriver.  Une histoire que je comprends et apprécie, d’autant que j’avais lu la mémoire des murs l’année dernière où Tatiana de Rosnay a écrit une note disant que c’est au cours de ses recherches  pour ce dernier livre qu’elle est tombée sur la plaque de commémoration du Vel d’Hiv (qui est entre nous un peu est ridicule d’après la description car je ne l’ai jamais vue,  mais… une plaque? pour un événement si atroce? Est-ce encore parce que la France en a encore honte et qu’elle n’aime pas être rappelée son implication?). Ces deux livres bien que ne traitant pas du même sujet sont proches. La mémoire d’un lieu est intimement lié à ce qu’il s’y est passé, certaines choses bien qu’on ne les ai pas vécues personnellement peuvent nous toucher et nous hanter d’une manière que l’on imagine pas.

S’il y a une chose sur laquelle ce livre met l’accent c’est qu’il ne faut pas oublier et se souvenir. C’est important pour la suite de l’Histoire. Cela ne sert à rien de se cacher en se disant que ce sont de vieilles histoires. C’est important que les générations futures apprennent nos victoires comme nos hontes afin d’avancer et d’éviter que cela se reproduise.

Il y a beaucoup de choses à dire autour de ce livre et sur l’histoire elle même mais on a tellement parlé de ce livre que je ferais probablement que radoter. Alors en gros, lisez-le!

 

Sarah’s key

sarahs_key_image

My liking :

Really liked it. Horrible story and deeply moving.

The story in short :

Julia Jarmond is a journalist and has lived in France for the last 25 years.
She is married to Bertrand with whom she has a little girl, Zoe, 10.

The anniversary of the The Vel’ d’Hiv Roundup is coming up and the magazine where she works ask her to do an article on it.

What she discovers will change the rest of her life.

A fiction story that follows the atrocities inflicted to the Jews and the responsibility of the French (inhabitants and the police) in the operation.

In parallel we follow the story of Sarah, a little Jewish girl of 10 years old who gets arrested with her family on this terrible day of the 16th of july 1942.

My opinion :

I wanted to read something arround the war in celebration of the D-day anniversary.

How can you not be touched by this story.
The responsability of France in it makes me ashame because yes, it was a long time ago
but it shows the worst in the human being and shows in the end how little we changed regarding the racism that is still in France and even in the whole world. I remember feeling the same shame when I read the children of Freedom.

I felt really close to Julia and her questions because they are my questions, our questions,
of the generations of the after war : how did the french could turn a blind eye on what
was happening? How could some denounce or let it happen? It brings me back to some question I asked my aunt who was 17 in 1942, telling me that some of the Jewish girls
stopped coming to school one day without anyone knowing. “Didn’t you find t weird that they
would just stop coming to school? That they were forced to wear the yellow star? You or
in Paris didn’t you hear about the camps?” and her answer was really closed to some of
the dialogues in the book “No we didn’t know. We learned about it only after. You know,
it was the war”. As if that word explained everything. But then, it is easy to criticize now when you are not in it. It was the war. Propaganda was everywhere, people didn’t know what was true or not and most of all, they were scared. War time is about survival. Nobody knows how one can react when threatened, knows their limits (physical as well as moral) when trying to survive. But then, some must have known. The ones who gave their neighbors up, the bus drivers or of the train as Julia says in the book. Did they know? It is with a changing heart between a lack of understanding and sadness that the reader carries on his read.

It is a very moving story and I strongly advise you to read it if it’s not done already.
A fiction indeed but based on true events and who knows if it couldn’t have happened.
A story that I understand and appreciate even more as I read la mémoire des murs (another
book from this author) last year which was about how a place can be haunted by the past and that people can feel just in entering a room. Well, at the beginning of this book, she wrote down that it was while she was doing some researches about the book that she saw the remembering plate for the families victim of that 16th of july. Altough in my mind, it would deserve more than a plate but it might be because of this shame that France can’t shake of maybe. So altough those two books tells a different story, there are some similarities like indeed a place has a memory depending on what happened inside and sometimes we can feel it in a way we could not really explain.

There are two things this book insists on, to remember and not forget. It is important for the rest of The History. There is no need to hide in saying these are old stories belonging to the past. On the contrary, to remember what happens allows us to move forward and hopefully to avoid it to happen again.

There are so many things to say about this book and the story it tells but I would only annoy you. So basically, read-it!!!

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12 thoughts on “Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay

  1. J’ai lu ce livre il y a un moment mais il m’avait vraiment marqué… C’est vrai que le message de ce livre et qu’il ne faut pas oublier car c’est important! Et l’histoire de Sarah m’avait vraiment bouleversée, quelle horreur…

    • C’est effectivement ce que je savais du livre avant de le lire: il marque les esprits. Et quelle meilleur jour de publication qu’en ce 16 juillet.
      Merci pour ton commentaire 😉

  2. ca m’a l’air d’etre une grosse claque, qui nous renvoie a des questionnements que l’on prefere souvent ignorer, tellement ils nous mettent mal a l’aise…

    • Ce n’est pas un livre qui peut laisser indifferent c’est sur. Comme la plupart des livres qui parlent de la guerre d’ailleurs. Oui ca met mal a l’aise mais en meme temps il faut y faire face. J’avais attend longtemps pour le lire, attendu de me sentir prete et dans le bon etat d’esprit mais aussi que le phenomene c’est-le-livre-du-moment retombe. En meme temps, mis de cote l’Histoire, l’histoire est poignante et magnifique alors c’est un livre que je conseille.

    • Bonne question! Je ne sais pas, je pense juste que c’est une coïncidence, Sarah est un prénom juif très courant. Du coup je n’avais jamais prêté attention aux paroles de Goldman (oui…je sais…quand même) et ça pourrait!

  3. J’ai découvert Tatiana de Rosnay avec son derbier livre, une bio géniale sur Daphné du Maurier. J’ai prévu de lire ce livre, pour voir la romancière. Je sais qu’il a eu un succès phénoménal , j’attends de me faire mon idée.

    • Je dois la lire l’autobiographie, je n’en ai lu que du bien, qu’on aime Tatiana de Rosnay ou qu’on aime Daphne du Maurier, je pense que dans les deux cas, c’est une lecture a faire. Elle s’appelait Sarah oui il a eu enormement de success et avec le film et tout, j’avais choisi de le lire plus tard ( donc beaucoup plus tard parce qu’entre temps Presque tout le monde l’avait deja lu, digere, mais pas oublie). J’espere qu’il te “plaira” dans la mesure ou c’est pas non plus cuicui les ptis zoiseaux. Choisis le bon moment, ca serait dommage de ne pas l’apprecier si le moment est mal choisi. 😉

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