A thousand splendid suns by Khaled Hosseini

SCROLL DOWN FOR ENGLISH VERSION !!!

Pages : 367

Langue originale/Original language : Anglais/English

Obtenu/got : Charity shop

Lu en/ Read in: Anglais/English

Titre francais : Mille soleils splendides

Couverture française :

soleils

Lecture commune avec Lydie . Voici son avis ici

Mon appréciation :

Beaucoup aimé. Très émouvant et éprouvant.

L’histoire en bref :

Mariam vit dans une petite maison avec sa mère près de Hérat. Elle est une Harami, une enfant “bâtarde”. Fille de Jalil Khan, un homme riche aux multiples femmes. Il va voir Mariam de temps à autre, l’emmène pêcher et elle ne rêve que du jour où elle ira habiter chez lui et qu’il l’aimera aux yeux de tous. Mais il la rejette. Elle perd sa mère. Jalil n’a d’autre choix que de la prendre chez lui mais cette fille illégitime est dérangeante. Il faut la marier vite pour se débarrasser d’elle. C’est donc Rasheed, un fabriquant de chaussures vivant à Kaboul, de 30 ans son ainé que Mariam va épouser. Enfin elle femme, a sa maison. Elle a une place. Mais Rasheed n’est pas de ces hommes qui croient en l’égalité homme femme et tient bien faire assoir son pouvoir.

Laila est la petite dernière de Farida et Hakim. Depuis toute petite, elle passe son temps avec un voisin, Tariq. Petit à petit leur amitié évolue et à l’adolescence pour laisser place à un amour naissant. Laila est promue à un bel avenir. Intelligente et forte, son père a beaucoup d’espoirs pour elle.

Mais la guerre éclate et la vie à Kaboul n’est plus celle de leur enfance. Le monde de Laila se voit totalement changé.

 

Mon appréciation :

Un roman à deux voix en quatre parties. La première avec Mariam à qui on s’attache tout de suite. Rejetée par son père qu’elle idolâtre. Une harami qui gêne, qui ne devrait pas être là. Rejetée une nouvelle fois par son père, se sentant responsable de la mort de sa mère et poussée dans les bras d’un homme âgé. Dans notre culture à 15 ans on est encore une adolescente sortant à peine de l’enfance. Là bas à 15 ans, ce sont des femmes qui peuvent/doivent être mariées déjà depuis plusieurs années et ont des enfants.

Puis la vie de Mariam va de déceptions en déceptions. On lit les atrocités qu’elle vit au quotidien se sentant totalement impuissant. Ce mari abusif, violent qui selon lui “lui fait une faveur”. Plusieurs des scènes étaient très difficiles à lire car semblaient si réelles et si violentes dûes à l’écriture fantastique de Hosseini.

Dans la deuxième partie, on quitte Mariam pour découvrir Laila sans comprendre toute d’abord quel est le lien entre les deux. On s’attache également beaucoup à Laila et enfin la troisième partie est celle qui les lie sous le signe de l’amitié. Une amitié si profonde qu’elle en oscille entre l’amour maternel et l’amour d’une amie. Un lien qui va les faire survivre des années durant.

Ce qui est intéressant c’est de lire l’opposition culturelle avant même que la guerre éclate. L’opposition Rasheed/Hakim (le père de Laila) vis à vis de la considération de la femme. Pour l’un, ce n’est qu’un “objet” de service (dans la maison et sexuel) qui obéit à son mari, ne doit pas se montrer en public, un être inférieur en somme. Pour l’autre la femme est l’égale de l’homme, doit avoir une éducation, est intelligente et peut sauver l’Afghanistan.

Puis ce qui marque ce récit est le contexte historique dans lequel il se situe. Autant dans les cerfs-volants de Kaboul, le héros avait quitté l’Afghanistan pour émigrer aux États-Unis tout comme Khaled Hosseini lui même l’a vécu. Autant mille soleils splendides se situe au cœur de l'”action” et de voir ce peuple subir guerre après guerre et chaque fois espérer un monde nouveau, un nouveau régime qui va les sauver et les faire retrouver leur pays d’avant et sans cesse, ce sont des dominations qui se succèdent. Même lorsque les Talibans sont arrivés certains Afghans pensaient être sauvés et les ont acclamés. Sauf qu’on le découvre et on le sait à travers l’Histoire, il ne fait pas bon de vivre sous le régime des Talibans et d’autant plus si on est une femme. Les conditions de vie sont atroces à tel point que je me demandais où les gens puisaient leur force pour continuer à vivre dans ces conditions. Mais comme le dit le dicton, “l’espoir fait vivre”. L’amour aussi.

Tant de choses dans ce récit heurte notre (en tout cas, ma ) culture. C’est un immense choc que de lire de quelle manière les femmes sont traitées. On en entend parler pourtant mais le lire là, de façon si réelle, c’était très dur. Tout comme dans les cerfs-volants de Kaboul Khaled Hosseini nous fait ouvrir les yeux sur ce qui se passe/s’est passé vraiment en Afghanistan, vu par des Afghans. Dans ce roman là, en tant que femme, c’est encore plus choquant car on ne peut faire autrement que se projeter dans le récit. Il y a une chose par contre où j’ai été assez surprise mais encore une fois, ma culture d’européenne fait que…, le sujet de la burqa. Dans le livre lorsqu’il en est question, les femmes sont au départ décontenancées et désorientées par le port de cet habit. Entre le fait d’avoir peur de marcher dessus, de voir si peu, de perdre la vision périphérique mais petit à petit elles y voient un confort ou réconfort d’anonymat et j’avoue que j’ai eu du mal à me faire à cette idée.

En conclusion, il s’agit d’un autre roman très fort de Khaled Hosseini qui m’a beaucoup émue, marquée et qui va rester longtemps dans ma mémoire. Je n’ai pas compté le nombre de fois où j’ai eu les larmes aux yeux. J’ai beaucoup apprécié d’échanger avec Lydie sur nos impressions sur ce livre. Lydie me parlait du réalisme de ce roman et je suis tout à fait d’accord avec elle. Je pense que Khaled Hosseini bien qu’en décrivant des personnages fictifs n’a malheureusement pas “inventé” le sort réservé aux femmes. Il y a des Mariam et des Laila là bas et c’est cela qui est si poignant. Ce n’est que mon interprétation mais il m’a semblé à travers ce récit que Khaled Hosseini était plus un Hakim qu’un Rasheed et prenait position et dénonce les “pratiques” de ces hommes. Qu’en pensez vous?

A noter : Un petit clin d’oeil à Lydie qui m’a fait remarqué que j’appelais Rasheed alors que la version française traduit en Rachid. En anglais, je crois que Rachid serait lu Rakaid ce qui me fait sourire. C’est amusant de voir les prénoms changer d’orthographe selon les traductions.

 

 A thousand splendid suns

photo(1)

Commun read with Lydie.

My liking :

Really liked it. Very moving.

The story in short :

Mariam lives in a little house with her mother in the outskirt of Herat. She is an Harami, an illegal child. Jalil’s daughter, Jalil the man with so many wives. He goes to visit her from time to time and takes her fishing. She dreams of the day when he will recognize her officially and love her like all his other “legal” children. But he keeps on pushing her out, she loses her
mum and Jalil has no other choice than to take her with him. But this Harami is disturbing and not accepted. They have to find her a husband to get rid of her. This is how Mariam gets married at 15 to Rasheed, a shoemaker of Kabul, 30 years older than her. She is going to be a wife, a women with a house, somewhere she can belong…or so. Only, Rasheed doesn’t believe in men and women being equal and is keen on making it clear.

Laila, Farida’s and Hakim’s last child spend her childhood with Tariq, a neighbour. Little by little their friendship becomes a young and strong first love. She is clever and is destined to a nice future according to her dad who believes in her.

But the war starts and life in Kabul will change for a long time. The world as Tariq and Laila has known is going to radically change.

My opinion :

A novel with two voices divided in four parts. The first one is about  Mariam to whom we get close very easily. Rejected by a dad she worship. An Harami who is disturbing by her only existence. Rejected again, feeling guilty about her mother’s death and pushed in an older man’s arms just coming out of childhood. Over there at 15, they are woman already married with children whereas for us we are still teenagers barely coming out of childhood.

Mariam’s life goes from disappointment to disappointment. We read about the atrocities she goes through daily. A violent and abusive husband thinking he is doing her a favour. Some scenes were really hard to read as they seem so violent and so real thanks to Hosseini’s fantastic writting.

In the second part, we leave Mariam for Laila without understanding at first what is linking them together. We get attached to Laila very quickly as well. And in the third part, this is when their friendship blossom. A friendship so deep and profound that it is in close to a mother and daughter love. A bond that will help them survive for many years.

What is interesting in the book is the opposition in the first place between Rasheed and Hakim (Laila’s dad) regarding their view about women. For one women are something like a help and something to release sexual needs on, must obey to her husband, musn’t show herself in public, is inferior to a man basically. And for the other one, women must have an education, are equal to men, are clever and can save Afghanistan.

Then the historical context is very important in the book. Although in the kite runner, the hero left Afghanistan to leave in the united states like Khaled Hosseini did himself, this one is fully in the long period of war with all the different regimes succeding one after another. Always domination. And every time they hoped for someone to save them, to help them finding back the country they used to know.
Even when the Talibans arrived they thought it would be good and cheered them until they learned that it would be worse, especially as a woman. Some life conditions are so hard that sometimes I was wondering how those people found the strenghth to get on. But hope keeps you alive, and love too.

So many things in this book hurt our, well at least my culture. It is a big shock to read the description of how women are treated. We hear about it but to read it there was really hard. Like in the kite runner, Hosseini makes us open our eyes on what is happening/happened in Afghanistan seen by them. In this novel again, the point of view from women made it very shocking being myself one as you can’t do otherwise but relate to it. There is one thing though that I had trouble to get my head around is the fact of wearing the burqa. Again, it is
because I am european, not raised in that culture. But in the book, at first women find it hard to wear it because they fear walking on it, seing so little and having the side vision blocked but finally they are glad in some circumstances as it gives them a feeling of security and feeling anonymous.

To sum up, a really good read. Very moving. A book that will stay imprinted in my mind for a long time. Didn’t count how many times I felt close to tears. I really enjoyed reading it with Lydie and exchange about our impressions. She told me about the realism of the book and I completely agree with her. Although the characters are fiction, Hosseini unfortunately didn’t “invent” the way women are treated and to think there are some Laila and Mariam over there suffering is horrible. It might be only me thinking that but it seems to me that Hosseini was sort of taking position regarding that and denounced the practice of violence. What do you think?

A wink to Lydie who made me notice that Rasheed in the english version is spelled
Rasheed although in french it is spelt Rachid. So it is funny to see who names
even change according to the translation.

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9 thoughts on “A thousand splendid suns by Khaled Hosseini

  1. C’est le premier roman que j’ai lu de cet auteur et effectivement, c’est un roman fort, dérangeant en même temps lorsque l’on se dit que la situation décrite et finalement toute récente et que c’est une histoire que je connais peu…

  2. Un livre merveilleux dont on ressort diffèrent ! Merci pour cette lecture commune. On recommence quand tu veux, c’est motivant et agréable surtout quand le livre est d’aussi bonne qualité.

  3. Je ne sais pas si j’ai vraiment envie de lire ce genre de romans, même s’il est extrêmement intéressant et bien écrit…peut-être plus tard, mais pas tout de suite! Ta critique donne envie de le découvrir en tout cas!

    • Je n’avais pas plus envie que ca avec les cerfs volants de Kaboul pour tout te dire mais je m’etais motivee par une lecture commune et ca m’a vraiment enormement plu et j’etais surprise de lire sur un sujet qui ne m’attirais pas specialement a la base. Je me disais “l’afghanistan, la guerre…mouais…”. Mais finalement, c’etait une decouverte de l’afghanistan d’avant pour moi et je me suis rendue compte qu’il y avait beaucoup plus de renferme dans ces livres que ce que je croyais au depart.
      Mais ces livres ne sont peut etre pas pour tout le monde et sont tres emouvants et eprouvants, dans le bon sens eprouvant mais il faut bien choisir son moment.
      En tout cas si un jour tu te decide, je serais curieuse de lire ta chronique et j’espere qu’a toi aussi ils te plairont!

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