L’élégance du hérisson de Muriel Barbery

SCROLL DOWN THE PAGE FOR ENGLISH VERSION!!

Pages : 410

Lu en /Read in: français/French

Langue originale/Original language: français/French

Obtenu/Got: acheté en France

Titre anglais/ english title :  The elegance of the hedgehog

English cover :

eleg

Lecture commune avec Célia et Lydie et ses livres.

Revue de Célia par ! Et celle de Lydie ici!

Mon appréciation :

Indécise et perplexe après cette lecture.

L’histoire en bref :

Renée a 54 ans et est la concierge d’un immeuble huppé de Paris. Elle est très cultivée mais joue à l’idiote pour ne pas heurter les conventions. Elle a un chat, Léon en référence à Tolstoi et une amie, Manuela, une femme de ménage portugaise de certains habitants de l’immeuble. 

Paloma a 12 ans, elle vit dans l’immeuble que garde Renée. Elle est très intelligente et elle aussi joue à l’idiote dans sa famille. Elle se sent si loin de la vie de sa famille et ne veut pas finir elle aussi dans un bocal qu’elle veut se suicider.

Le destin de ces deux personnages va se lier au moment où Mr Ozu, un japonnais va venir habiter dans l’immeuble.

Mon avis :

Je suis très perplexe à la fin de cette lecture. Tout d’abord, je dirais que ce livre n’est pas accessible à tout le monde : de nombreux mots inconnus à mon bataillon, des tournures de phrases ou des explications philosophiques qui m’ont parfois franchement perdue en route. Au début du livre, je me suis souvent sentie très inculte et avais envie d’arrêter ma lecture. Alors des fioritures il y en a, mais sont-elles toujours nécessaires? On peut très bien écrire plus simplement et alléger un peu ce style pompeux.

D’autre part, il y a beaucoup de choses qui m’ont déplu. Des préjugés, cette opposition riches/pauvres, des généralités qui m’ont vraiment dérangées. Peut être est-ce parce que j’ai moi même été “victime” dans mon enfance de préjugés ayant des parents médecins et donc ai entendu maintes fois “tes parents sont riches, t’es une bourge ect…”et là c’était très réducteur et ça m’a agacée. La richesse est toujours relative et ici l’opposition richesse par l’argent/ et richesse par l’intelligence était trop ternie par le ressentiment. Le côté Renée est pauvre mais elle va s’acheter du parmesan à la coupe, parlons en des contradictions!

Le récit commence très noir, très dur sur l’humanité du genre on va tous mourir de toutes les façons, à quoi ça sert, l’homme est bête et méchant, la vie est vide de sens, ect puis petit à petit, le soleil perce à travers les nuages et on se sent mieux. On quitte cette atmosphère déprimante pour reprendre un peu notre souffle et ça fait du bien, jusqu’à la fin où l’espoir renait. 

Au départ, je n’ai aimé aucun des personnages. Paloma est égoïste et très cynique. Elle joue aux faux-semblants tout comme Renée qui prend franchement les gens pour des cons. Pardonnez moi l’expression mais se moquer ou prendre pour des pigeons n’est pas assez fort. Elle critique et dénonce les à priori disant qu’une concierge ne doit pas être cultivée alors elle s’y conforme en surface et va même jusqu’à prendre des airs bête pour s’assurer de sa crédibilité. Pourquoi jouer aux fourbes? Je me suis beaucoup posée la question au début car je me disais qu’elle ne valait pas mieux que ceux qu’elle critique. Pourquoi catégoriser les gens de la sorte? Un concierge doit être inculte et une “riche” savoir mettre des virgules? Il n’y a que ce Monsieur Ozu qui m’inspirait de la sympathie ainsi que Manuela.

L’auteur parfois nous balance ses vérités ou ses aboutissements à ses réflexions philosophiques et je n’étais souvent pas d’accord. Lorsqu’elle parle du mépris qu’on a pour les enfants quand on leur parle avec une petite voix non, je ne suis pas d’accord. Et de balancer comme ça des phrases fausses, ça m’a agacée. On dirait presque parfois que l’auteur doit donner son avis sur tous les sujets.

Toutefois tout n’est pas “mauvais” dans ce livre, il y a des passages que j’ai bien aimé et de belles tournures (oui quand même!). J’avoue que la philo au bout d’un moment ça m’est passé au dessus et je me suis plutôt concentrée sur l’évolution des personnages. J’ai regretté toutefois le fait que l’histoire mette tant de temps à avancer. Ce livre est moins roman que matière à réflexion. La relation Paloma Renée qui passe de rien à d’un coup on est âme sœurs, ça m’a fait bizarre. Alors oui elles ont des points en communs et justement on s’en réjoui au début mais ça met trop de temps à s’installer.

Ce qui me fait classer ce livre dans les” bien aimé ” autant que “ca va ca passe” ce sont les derniers chapitres. Là on respire mieux, on a plus de roman et moins de philo, arrive ce qui doit arriver pour faire avancer les choses et c’est même plutôt émouvant.

En conclusion j’ai tout de même un goût de déception qui s’installe en relisant ma propre revue. Un livre où il faut être dans le bon état d’esprit avant de le débuter.

eleg

The elegance of the hedgehog

A commun read with Célia and Lydie et ses livres.

My liking :
Still feel undecided and puzzled after this read.

The story in short :
Renée is 54 and she is a caretaker of a building quite posh in Paris. She is very cultured and plays the idiot in order to not hurt the conventions. She has a cat, Leon in reference of Tolstoi and a friend, Manuela who is a portuguese cleaner of some of the building inhabitants.

Paloma is 12 and she lives in the building. She is also very intelligent and plays the idiot too to her family. She feels so far apart from them and doesn’t want to finish in a fish bowl so she wants to commit suicide.

The fate of those two characters is going to meet when Mr Ozu, a japonese man is going
to live in the building.

My opinion :
I am very puzzled at the end of this read. First of all, I would say that it is not accessible
for everyone : a lot of words unknown (for me), some sentences and philosophical thoughts that frankly sometimes lost me and I often felt uncultured at the beginning. So, frills, there
are some but are they really that necessary?

Otherwise I disliked a lot of things.

A lot of prejudices, this opposition wealth/poverty, some generalities that really bothered me. Maybe it is because I was myself “victim” of prejudices regarding my parents being doctors I heard so many times “your parents are rich, you are a bourgeois blabla” and here it was very reducing and it got on my nerves. Wealth is always relative and here the opposition wealth with money to wealth of the culture/intelligence was spoilt by resentment. The side Renée is poor but buy some fresh loose parmesan, let’s talk about contradictions!

The story starts very dark as in very hard on human beings like we all gonna die in any
case so what’s the point, man is a beast and nasty, life is empty and meaningless and then little by little we start so see the sun peering through the clouds and we feel better for it. Till the end we start to breath better and hope comes back.

At first I dislike all the characters. Paloma is selfish and cynical. She pretends as well
as Renée who takes people for fools. She criticize and denounce the a priori saying that a
caretaker can’t be cultured so she force herself to match what is expected from her and pretend to the extend of putting faces like an idiot for people to believe her. Why being deceitful? I asked myself at the beginning because I thought she wasn’t worth better than the ones she criticize. Why putting people in categories? A caretaker is supposed to be uncultured and a “wealthy” person to know where to put a coma in a sentence? There was only Mr Ozu who inspired me some sympathy as well as Manuela.

The author sometimes was throwing a “truth” or the outcome of her philosophical thoughts
and often I disagreed. Like when she speaks about treating kids with contempt when we address them with a little voice. I disagree and it got on my nerves that it was said as a statement as well as the author feeling the need to give her opinion on every subject in life.

But not everything was “bad”, there are some really nice moments and well written (yes, there are!). But I must say that philosophical stuff that I had up to here, I’ve left them aside
and focused on the story and the evolution of the characters. I regret though that the story takes so long to move forward. This book is less a novel than a reflection material. The relationship Paloma/Renée goes from nothing to soul mates all of a sudden and it is a bit weird. So yeah alright they have things in common but it feels like nothing had the time to go progressively.

What made me put this book in the category “liked it” as well as “alright” are the last chapters. There we breathe better, we have more of a story and less philosophy, happens what must happen for things to move forward and it is even quite moving.

In conclusion I do have a disappointment after taste especially re-reading my own review. To read this book, you must be prepared and in a right frame of mind.

Advertisements

11 thoughts on “L’élégance du hérisson de Muriel Barbery

  1. Bon, en gros, on a pensé la même chose. J’avoue que j’ai beaucoup aimé le rôle de Manuela moi aussi. Comme toi ce qui m’a vraiment énervé c’est tous les préjugés que l’auteur fait passer pour des vérités générales “Quand on est pauvre, on doit être inculte et avoir un regard de vache laitière”… C’est un peu réducteur !

    • Oui tout a fait. Je n’ai pas lu les revues que tu as lu, il faudrait que j’aille faire un tour pour voir ce que les gens en pensent de positif. Bah au moins on l’aura lu et on saura de quoi les autres parlent! Comme je t’ai dit, la prochaine lecture commune sera meilleure (enfin, esperons!)

    • alors raconte moi! Il faut que j’aille voir ton blog, tu dois surement avoir ta revue dessus. Ca m’interesse de lire un avis positif dessus. C’est pas parce que j’ai ete decue que je ne veux pas essayer de comprendre. Peut etre comme dit Celia qu’avec ce livre, ca passe ou ca casse et il n’y a pas de milieu?

      • Haha non je n’ai pas fait de chronique dessus parce que je l’ai lu il y a très longtemps (genre quand il est sorti)! En fait, je l’avais trouvé touchant, au départ je ne trouvais pas les personnages très sympathiques ou attachants et puis petit à petit, j’ai aimé faire plus connaissance, voir ce qui leur arrivait… J’ai trouvé qu’il y avait une certaine poésie dans le livre. Et quelle fin!!!

      • Ah d’accord! C’est pas grave, ton avis en direct c’est tout aussi bien qu’une revue. Oui je ne pense pas qu’au depart les personnages soient faits pour etre sympathique dans ce livre apres on s’attahce plus ou moins (selon les lecteurs). En ce qui concerne la poesie du livre, oui on peut voir la poesie des mots et de la morale de l’histoire. Concenant la fin je suis d’accord avec toi! Finallement, meme si j’ai ete decue, certaines de nos impressions sont assez proches!

  2. Tout comme toi, la fin où Renée montre sa sensibilité et s’ouvre aux autres a fait que ce livre a été “sauvée”. Par contre Paloma… le néant total.
    Finalement à des degrés différents, nous avons toutes les 3 le même avis.

    En espérant que notre prochaine lecture commune soit meilleur.

    • Oui tout a fait. Paloma oui Paloma je crois que c’est celle qui m’a le moins interessee pourtant on a ses pensees profondes regulierement alors moi j’attendais de passer a Renee.
      Oui on est d’accord les 3 je crois! 😉
      La prochaine lecture sera la bonne (on croise les doigts)!!

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s