La garçonnière d’Hélène Grémillon

SCROLL DOWN THE PAGE FOR ENGLISH VERSION!!

Pages: 354

Lu en /Read in: Français/French

Langue originale/Original language: Français/French

Titre en anglais/English title : Not translated yet

Obtenu/Got: matchs de la rentrée littéraire PriceMinister-Rakuten/ got it on a french website in exchange of my review on it

Je remercie tout d’abord PriceMinister-Rakuten de m’avoir offert ce livre.

Mon appréciation :

Très bien écrit et ficelé. Auteur que j’aime beaucoup. Bouleversant.

L’histoire en bref :

Vittorio était tombé amoureux de Lisandra presque aussitôt qu’il l’a rencontré dans son cabinet. Il va chercher à la retrouver. Elle lui dira que c’est le hasard qui les aura fait rencontrer et il la confortera dans son idée. Avec Lisandra, la vie est belle…au début.

Mais un jour alors que Vittorio rentre du cinéma, il trouve la porte ouverte,  la fenêtre grande ouverte, les fauteuils du salon renversés comme dans une scène de bagarre, et des cris dans la rue le font se précipiter à la fenêtre pour y voir Lisandra qui est morte sur le trottoir.

Seulement voilà, les policiers pensent que Vittorio a tué sa femme. Ils y auraient eu une dispute, crime passionnel ou voulant s’en défaire, les flics essayent de démêler l’histoire et emmènent Vittorio. C’est lui, le psy, qui demande à sa patiente Eva Maria de l’aider à prouver son innocence.

Mon avis :

Le résumé de l’histoire vous annonce un thriller. C’en est un car on a une victime, une scène de crime et un accusé ou des accusés. Mais Hélène Grémillon fait bien les choses et ce thriller devient beaucoup plus que ça.

La narration alterne la vie d’Eva Maria (ses recherches pour innocenter Vittorio, ses rencontres, ses pensées à elle, la vie avec son fils et la vie depuis la perte de sa fille), des patients de Vittorio puis par Pépé. Le lecteur est omniscient car il voit tout et on lui dit annonce même des choses qui ne sont pas encore arrivées dans le récit.

J’ai commencé ce livre en sachant qu’il allait me plaire. Effectivement, dès les premières pages avec cette alternance de récit écrit et réel, je me disais qu’Hélène Gremillon savait très bien comment mettre l’ambiance et agripper son lecteur. Puis je crois que mon enthousiasme est retombé un peu car j’avais du mal pendant un moment à m’attacher aux personnages. Entre Vittorio que j’avais du mal à cerner, Esteban, le fils de Eva Maria qui est à peine présent, on ne connait pas Lisandra ou du moins, que ce que nous en dit Vittorio et Eva Maria, son personnage prend du temps j’ai trouvé à devenir sympathique.

Son malheur est tellement pesant pour elle qu’elle en devient un peu froide, ajouté à son problème avec l’alcool et Esteban… Alors ne vous méprenez pas, ce qui lui est arrivé est horrible, perdre sa fille sans savoir vraiment comment et si elle est morte, pas de corps, aucun individuel à accuser, chacun porte le deuil à sa façon. Pour moi, ça n’a été qu’au développement vraiment de l’histoire que son personnage m’a touchée. Son transfert de situation : à défaut de pouvoir retrouver sa fille ou ce qui lui est arrivé, elle essaye de découvrir ce qui est arrivé à Lisandra et nous emmène dans des endroits sombres de sa pensée.

Je crois que si l’on devait comparer les livres d’Hélène Gremillon à un morceau de musique, on aurait un accord très fort au début du morceau, accord qui dans la Garçonnière correspond à la mort de Lissandra. Voilà, l’histoire est posée. Dans le confident, on pourrait comparer cela à l’arrivée de la première lettre. Puis on passe à une phase de musique douce qui va crescendo pour terminer en bouquet final dont la musique est différente de tout ce que vous venez d’entendre. Ici encore, comme pour le confident, la fin m’a prise au dépourvu et m’a ici bouleversée. C’était des moments très forts qui accusent à juste titre l’injustice et un autre sujet que je ne révèlerais pas.

C’est un procédé qui est finalement souvent utilisé dans les thriller mais qui ne marche pas toujours selon les livres. Pour Hélène Gremillon, ça marche et ça marche très bien. Elle décrit très bien les sentiments humains, entre la vieillesse, la jalousie, la tromperie. Quiconque qui s’est déjà retrouvé dans cette situation voit combien la narration est poignante. Bien sûr le contexte historique de l’Argentine ajoute à tout le drame de cette histoire, ne serait-ce que pour Eva Maria.

C’est un livre qu’on peut lire très vite. Commencé le dimanche soir, je l’ai fini le mardi soir. Je n’ai peut être pas eu le coup de cœur pour celui ci comme je l’ai eu pour le confident mais j’ai tout de même beaucoup aimé et pour un deuxième livre, chapeaux bas!

index

La Garçonnière d’Hélène Grémillon

(could be translated by bachelor pad)

First of all, I would like to thank PriceMinister-Rakuten for giving me this book.

My liking :

Very well writen and well put together. An author that I like a lot. Deeply moving.

The story in short :

Vittorio fell in love nearly straight away with Lisandra when he met her in his practice. He will look for her. She will tell him that it was fate that made them meet again and he won’t contradict her. With Lisandra, life is beautiful…at first.

But one day, Vittorio went to the cinema and come back to see the door of the flat open, the window wide open, armchairs are upside down as if they had been a struggle and he hears screams coming from the street. Looking out, he sees Lisandra dead on the pavement.

The thing is, the cops think Vittorio did it. They had a argument, crime of passion or did he want to get rid of her, the cops try to understand what happened and take Vittorio with them. It is him, the psychiatrist, who ask for help to one of his patient, Eva Maria to proove his innocence.

My opinion :

The story in short announces a thriller and it is one as we have a victim, a crime scene and we have one or some defendants. But Hélène Gremillon put a story very well together and it is a lot more than just a thriller.

The story alternates with a few point of views: Eva Maria (her search to make Vittorio innocent, her thoughts, her life with her son since she lost her daughter), some other patients and Pépé. The reader knows everything and he is even told things that didn’t happened yet.

I started this book knowing that I was going to like it. Indeed after the few first pages,
I thought Grémillon was really clever and knew how to grip a reader with the change between real life and story written. But then I think my enthousiasm fell a bit because I had some trouble to warm up to the characters. Between Vittorio that I could figure out, Esteban, Eva Maria’s son who is barely there, Lisandra that we don’t really know and finally Eva Maria to whom I took time to warm up.

Her sad story is so hard living for her that it makes her a bit cold, in addition to her alcohol problem and Esteban… Don’t get me wrong, what happened to her is horrible, to loose you daughter without knowing really if she is dead or alive, no body found, no one to accuse personnaly, everyone has a different way of mourning. For me, it was when the story started really to develop that her character moved me. Her transfert: as she can’t find her daughter or knowing what happened, she tries to discover what happened to Lisandra and she takes us in some dark places of her mind.

I think if we had to compare Hélène Gremillon’s books to a piece of music, we would have a really strong chord at the beginning which in the garçonnière would correspond to Lisandra’s death. Here you have the set up of the plot. In the confidant we could compare that to the first letter. Then we get to a soft music that goes crescendo to an explosion in a final piece completely different from what you heard before. Here again, like for the confident, I didn’t expect the end and here it really moved me. It was a really strong moment that denounce, and is right to do so, injustice and another subject I won’t reveal.

It is a process that is in the end used often in a thriller but it doesn’t always work according to the book. For Hélène Gremillon, it definitely does work. She describes perfectly human feelings like with the fact of getting old, jalousy, cheating. Whoever have been in this situation has to see how the writing is poignant. Of course, the historical context of the story in Argentina adds to the dramatical effect, especially for Eva Maria.

It is a book you can read quickly. I started it on sunday night, finished it on the tuesday. Although I didn’t enjoyed it as much as the confident, I still very much enjoyed it and I would say for a second book, I take my hat off!

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13 thoughts on “La garçonnière d’Hélène Grémillon

    • Tu sais dans la plupart des avis sur la garconniere, les gens disent qu’ils aiment mais qu’il est pas aussi bien que son premier. Moi c’etait a cause du premier que je voulais lire celui-ci sinon je n’aurais peut etre pas ete attiree. Mais Lady Hunt me tente comme je t’avais dit. C’est dommage qu’il ne t’ai pas plu mais j’imagine que ca fait partie de la dure loi de l’edition et de la vie des lecteurs, les livres ne peuvent malheureusement pas etre tous bons. Si seulement! 😉

    • ah mais tu ne l’avais pas lu! oh mais oui il faut absolument le lire celui la, comme ca tu te feras aussi une meilleure idee de l’auteure et pour moi, c’est celui que j’ai le plus aime. Tiens moi au courant quand c’est fait 🙂 bonne lecture!

  1. Eh bien tu vois, Hélène Grémillon ne me tentait vraiment pas mais ton billet m’a donné envie de découvrir ce titre. Je pense que ça pourrait me plaire.

    • Ses deux livres traitent de sujets differents mais l’ecriture est bonne dans les deux et on se retrouve emballe par la lecture. Mon prefere reste de confident. A toi de voir par lequel tu voudrais commencer!Je suis contente en tout cas de t’avoir donne envie de la decouvrir. Et comme tu le dis dans tes articles, il est toujours difficile de donner envie, d’en raconter sans trop en raconter pour ne pas gacher la lecture!

  2. J’ai été à une conférence de l’auteure sur ce livre, elle m’a tellement donné envie de le lire, du coup il m’attend dans ma PAL, dédicacé 🙂 Le confident a été une magnifique découverte!

  3. J’ai lu pas mal de déception sur ce livre… alors je vais attendre qu’il sorte en poche, je ne voudrais pas mettre 17€ dans une déception moi aussi ! Mais si tu me dis que la fin relève le tout, ça me rassure un peu. Avec le confident, on en attend beaucoup de la part de Gremillon !

    • Oui des deceptions parce que tout le monde s’est attendu a du aussi bien que le confident. Sauf que lorsqu’on place la barre tres haute, il est toujours difficile de continuer sur la meme lignee. Ca a un aspect tres dur la critique d’un livre. Ce sont deux livres differents meme s’ils emploient tous les deux une combinaison qui marche. Deception peut etre parce qu’on est pas aussi plonge dedans que pour le confident. Mais moi j’ai quand meme aime le denouement de la fin et le livre dans son ensemble. Apres si je ne l’avais pas recu, j’aurais moi aussi attendu la sortie poche (pour le prix et le cote pratique aussi tout simplement). Peut etre aussi que c’est mieux de le lire quand le cote “il est moins bien que le premier” est un peu retombe.

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